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Nov. 3rd, 2009

Pfiouuu, ça fait longtemps que je n'ai pas posté ici moi ... (enlève la poussière)

En même temps, ça fait un bail que je n'ai pas écrit de fic, à part une petite participation à la loterie de pompom power ...

Et puis je tiens bien à jour mon autre blog, alors je suis pardonnée ? Non ?

Bon bon, d'accord ... Va falloir que je trouve un truc à vous mettre sous la dent ...



Comment aurait-il pu imaginer une chose pareille ? Après toute cette confiance, tout cet amour… Il se retrouvait seul face à lui-même, démuni, dépouillé. Il ne lui restait plus rien, plus rien d’autre que ce revolver, hérité de son père.

C’est avec cette arme que ce dernier avait mis fin à ses jours, le jour où il avait tout perdu. Depuis ce jour, Jean s’était juré de réussir, coût que coûte. Il voulait être de ces hommes à l’ascension irrésistible que rien n’arrête, un « self-made-man »… Et chaque jour de sa carrière, il avait regardé ce revolver, et il avait puisé dans cette vision tout le courage nécessaire pour édifier pierre après pierre un véritable petit empire.

Aujourd’hui, à 48 ans, Jean était à la tête d’une entreprise qui employait 2 500 salariés à travers l’Europe entière. Ré-Solutions vendait des solutions de sonorisation. Jean avait commencé par équiper des petites salles des fêtes. Petit à petit, les commandes avaient augmenté, les clients avaient entendu parler de ce jeune entrepreneur qui n’hésitait jamais à installer lui-même les micros et les enceintes. Aux salles des fêtes avaient succédé les salles de concert, de plus en plus grande. Aujourd’hui, Ré-Solutions avait connu la consécration en sonorisant le Parlement Européen.

Jean pouvait être fier de la réussite de sa petite affaire. Et pourtant, aujourd’hui, il tenait ce revolver, se demandant quelle était le meilleur usage qu’il pouvait faire des 3 balles qu’il contenait.

Comment en étaient-ils arrivés là ? Qu’est ce qui avait grippé la mécanique si parfaitement huilée de leur vie ? Quand est ce que les choses avaient dérapées à ce point ?

Jean n’arrivait pas à se convaincre de la réalité de l’horreur qu’il était en train de vivre. Comment ? Pourquoi ? Quelle faute avait-il commis ?

Il aurait pu continuer longtemps à se lamenter ainsi mais Jean restait avant tout un homme d’action. Plus tard, sa secrétaire dirait qu’il avait quitté son bureau comme une flèche, l’air à la fois perdu et affolé.

Le gardien confirmerait lui aussi avoir vu son patron quitter l’immeuble, visiblement très perturbé.

Jean était rentré chez lui, il y avait trouvé sa femme. Eva ne se doutait de rien, elle pensait son mari au bureau et vaquait à ses occupations habituelles. L’entrée soudaine de Jean dans le salon l’avait surprise.

« - Jean ? Mais qu’est ce que tu fais là ?

- …

- Tu es sur que tout va bien ? Tu es tout pâle !

- Je …

- Jean ? Tu me fais peur ! »

Ce furent les derniers mots prononcés par Eva. Jean avait levé le bras, et tiré. Le coup avait fait mouche, la tuant sur le coup. Jean n’avait pourtant jamais tiré avant. La chance du débutant sans doute… ou bien celle du cocu.

Il restait 2 balles dans son revolver. Après avoir abandonné le corps d’Eva à son triste sort, Jean avait rejoint l’endroit « du crime » : l’appartement d’Emmanuel, rue de la Gloriette. Jean ne pensait pas qu’on puisse haïr à ce point… Rien ne l’y avait préparé dans sa vie, pas même les regards méprisants de ses camarades de dortoir, autrefois, sur ses chaussettes trouées. Ceux là l’avaient stimulé finalement.

Non, ce qu’il ressentait à l’égard d’Emmanuel était vraiment un concentré de haine pure et dure, de ces haines qui vous consument à petit feu si elles ne sont pas rapidement évacuées…

C’est sans doute cette haine qui guida le tir de Jean en plein dans la tête de celui qui lui avait volé sa femme. Absurdement, Jean s’interrogea sur cette habileté au tir qu’il se découvrait aujourd’hui. Une fois l’amant abattu, une fois cette ultime tâche effectuée, le cerveau de jean se remit à fonctionner de manière à peu près cohérente. L’adrénaline était retombée. Jean était maintenant seul, totalement seul. Alors il fit quelques pas en direction du soleil couchant, tombant à genoux.

Pour al troisième et dernière fois ce jour là, il fit feu. Et pour la troisième et dernière fois, le coup fit mouche.

Le lendemain matin, les éboueurs découvrirent au milieu de la rue le corps étendu d’un homme, la tête transpercée d’une seule et unique balle.

Alors, verdict ?



Comments

( 1 comment — Leave a comment )
merareeidu
Nov. 1st, 2011 06:16 am (UTC)
Your blog looks nice, even so it would be far better if you’ll be able to use lighter colors too as a professional design. This will make sure that a lot more readers come to check it out.Informative post by the way!

( 1 comment — Leave a comment )